Skip links

Corona’daptation (2) : la peur

Alors comment s’est déroulée cette première tâche ? Pour vous encourager, sachez que des études scientifiques montrent que tenir un carnet/ un journal régulièrement a un effet positif sur la réduction du stress, le sentiment de bien-être, le sentiment d’accomplissement.
Pour ceux qui auraient manqué le numéro 1 ou ceux qui souhaiteraient « réviser », je vous propose de visionner l’excellent film «vice/versa » des studios Pixar, film dans lequel sont mis en scène les différentes émotions sous forme de personnages. Pour ceux qui auraient moins de temps à consacrer, voici un épisode de « tout le monde s’en fout » (dont je suis fan), consacré aux émotions.

Vous venez de l’entendre dans la vidéo, 8% de nos peurs sont réellement fondées. Le coronavirus est réel me direz-vous. Oui le danger est réel, mais les scénarii qu’élabore votre cerveau le sont beaucoup moins.
Entre « Il existe un virus » et « Je vais être en contact avec lui, je vais tomber malade, je vais développer une forme grave, je vais contaminer tout le monde, je vais me retrouver sous respirateur, je vais mourir ainsi que tous mes proches », vous voyez bien qu’il y a une marge.
Attention, je ne suis surtout pas en train de dire qu’il ne faut pas faire attention et respecter les règles de confinement, au contraire. Je dis « Il existe un risque donc protégeons-nous (c’est la fonction de la peur) » et en même temps « ne laissons pas partir notre cerveau dans ses scénarii catastrophes » car le cerveau émotionnel a une fâcheuse tendance à faire des raccourcis entre le point A et le point B.
Le même mécanisme va s’activer quand on entend « Il commence à manquer certaines denrées dans les magasins » ; le cerveau reptilien entend « Nous allons mourir de faim » et pousse à des comportements de survie (scènes d’émeutes dans les magasins, cambriolage de réserves d’hypermarché…).
Il nous faut donc rebrancher notre cerveau « qui nous sert à réfléchir », à savoir notre cortex, et faire taire notre cerveau reptilien (nos instincts les plus primitifs).

Voici quelques conseils pour éviter de nourrir notre cerveau reptilien :

  • Le rassurer en faisant ce qui est entre notre pouvoir pour nous protéger : respecter les règles de confinement, se laver régulièrement les mains, tousser ou éternuer dans notre coude (c’est une façon de se donner un contrôle sur la situation);
  • Eviter de regarder BFM et vos réseaux sociaux en boucle : rechercher en permanence de l’information entretient l’anxiété, d’autant plus si ce sont des informations que nous ne pouvons pas interpréter. L’idéal est de limiter à 1 ou 2 plages de recherche quotidiennes d’informations sur un temps limité.
  • Consulter des données scientifiques et officielles (donc éviter d’écouter les pseudo scientifiques autour de vous- voici d’ailleurs un excellent article du monde pour faire le tri entre le vrai et le faux);
  • Apprendre à rechercher des informations moins catastrophiques. Je vous invite ainsi à lire l’article suivant : 10 informations rassurantes;
  • Rester dans l’activité et mettre en place des routines pour limiter les ruminations (limiter les ruminations sera d’ailleurs le thème d’un prochain numéro)

Et concernant les enfants? Que leur dire?

Parlez-en avec eux en leur donnant des informations vraies et adaptées à leur âge. Vous pouvez les aider à faire face au stress et à l’anxiété en les laissant se concentrer sur la routine quotidienne. N’oubliez pas que les enfants considèrent leurs adultes proches comme des modèles sur la manière de gérer cette situation. Pour plus de détails, voici un article paru dans la magazine Parents.

Tâche du jour : je vous propose aujourd’hui de noter votre flux de pensées

Je vous donne rendez vous demain pour découvrir comment calmer les sensations liées à notre peur.

Continuez à prendre soin de vous d’ici là.

« J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais le fait de triompher d’elle. L’homme courageux n’est pas celui qui ne ressent pas la peur, mais celui qui la vainc » (Nelson Mandela)

Join the Discussion